Aujourd’hui est la journĂ©e mondiale de la libertĂ© de presse. Maintenant, quand on mentionne la libertĂ© de presse ou encore la libertĂ© d’expression, Charlie vient dans nos tĂŞtes. En janvier, le monde s’est autoproclamĂ© Charlie, du simple citoyen jusqu’au dictateur qui tue, flagelle et emprisonne des journalistes et blogueurs qui osent critiquer le pouvoir.
Peu longtemps après que La Presse s’est dĂ©clarĂ© Charlie, elle a fermĂ© sous menace de poursuite « La Presse Plusse », un journal web satirique qui se moquait de La Presse Plus. Dois-je mentionner que Charlie Hebdo est un journal satirique? Est-ce que La Presse a tuĂ© Charlie?
Il y avait aussi des gouvernants de plusieurs pays Ă travers le monde qui sont allĂ©s Ă Paris manifester (ou plutĂ´t prendre une  petite marche santĂ©) pour la libertĂ© d’expression, pour supporter Charlie Hedbo. Parmi ces leaders mondiaux, il y avait Benjamin Netanyahu, dont les forces armĂ©es ont littĂ©ralement tuĂ© 8 journalistes seulement l’an dernier. Huit Charlie de tuĂ©s. Il n’Ă©tait pas le seul hypocrite Ă la marche. Voici une sympathique liste avec d’autres hypocrites: 
Et puis, au Canada, nous avons aussi des limites Ă notre libertĂ© d’expression. Quand notre gouvernement restreint la parole aux scientifiques, surtout sur le rĂ©chauffement climatique, on ne peut peut pas parler de libre expression. Et puis, quand nos mĂ©dias de masse au QuĂ©bec appartiennent Ă 3 personnes personnes (dont 2 sont très amis), qu’ils rĂ©duisent et renvoient les voix dissidentes, mettent de la publicitĂ© partout (qui ne veut certainement pas qu’on parle en mal d’elle), on ne peut simplement pas dire qu’on est libre.
J’aimerais pouvoir me proclamer Charlie dans trente ans, mais il faudrait d’abord que, d’ici lĂ , je vive dans une sociĂ©tĂ© vĂ©ritablement libre.



