Mot du nouveau président

Le conseil d'administration, de gauche à droite : Sarada Dutta, Nonibeau Gagnon-Thibeault, Nadia Fernandez, Cyprien Awono, Sandra Pinzon, Frédéric Julien, Lynda Gagnon. Absentes sur la photo: Rébecca Larocque et Pauline Fortin.

Le 10 avril dernier, notre tout nouveau conseil d’administration s’est réuni pour la première fois. Avec la présidente sortante, Véronique Sabourin, nous avons fait le tour de tous les dossiers en cours et identifié des porteurs pour chacun d’eux. Nous avons aussi élu un exécutif, comme l’exigent les règles de gouvernance. Ainsi, Nonibeau Gagnon-Thibeault a été nommé secrétaire, Sarada Dutta a été nommé trésorier, Rébecca Larocque a été nommée vice-présidente et le conseil d’administration m’a fait l’honneur de me nommer à la présidence.

Prendre le relai de Véronique ne sera pas chose facile. En fait, ce sont de biens gros sabots à chausser. Cependant, nous disposons de bases solides : la reconnaissance de la Ville de Gatineau à titre de grand partenaire, un mode de fonctionnement reposant sur le leadership partagé, un conseil d’administration élargi et une banque de bénévoles motivés (sans compter une situation financière plus qu’enviable).

Au moment d’entreprendre ce mandat à la présidence, je ressens le besoin et la responsabilité de me pencher sur les objectifs que nous nous étions fixés lors de la création de la Ligue des voisins (j’avais alors lancé « Ça donne le goût d’y participer, » ce qui m’avait valu une nomination au CA…). À leur relecture, il m’apparaît que nous avons déjà accompli de nombreuses choses pour dynamiser le quartier, mobiliser les citoyens, offrir des activités et susciter un sentiment d’appartenance. Cependant, certains objectifs particuliers continuent de m’interpeller, notamment celui-ci :

Briser l’isolement et soutenir les résidents plus vulnérables (familles à faible revenu, ainés, handicapés).

Soit, la Ligue a fourni à Sylvie Daigle une plateforme pour lancer son initiative Vivre et vieillir dans le Manoir-des-Trembles. C’est déjà un accomplissement qui mérite d’être célébré. Ceci dit, je ne peux m’empêcher de penser que les personnes isolées sont par définition dures à identifier et que les personnes vulnérables n’osent peut-être pas toujours demander de l’aide. Comment les identifier et comment leur tendre la main d’une façon respectueuse et valorisante? Pour y arriver, il faudra que chacun de nous assume la responsabilité de veiller sur l’inclusion sociale et le bien-être de ses voisines et voisins immédiats. Un voisin qui semble distant est peut-être un voisin qui veut la paix. C’est peut-être aussi une personne qui connaît des moments moins faciles et qui aurait besoin que l’on cogne à sa porte pour lui offrir des muffins et s’assurer que tout va bien.

Ainsi que le mentionnait le rapport L’appartenance : nos liens, nos collectivités, des Fondations communautaires du Canada :

« Inclure, c’est veiller à ce que chaque personne soit respectée et ait accès à ce dont elle a besoin pour s’épanouir, peu importe ses origines raciales, ses capacités, ses antécédents familiaux, son revenu, son âge, son genre ou ses croyances. Le fait de ne pas combler ces besoins peut causer du stress et nuire au sentiment d’appartenance à la collectivité. »

Si vous songez à des façons pour la Ligue d’appuyer des initiatives en ce sens, faites-nous en part. Vos idées sont toujours les bienvenues.

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *